Mercredi 11 novembre 2009
11 novembre. Je m'interroge toujours sur le sens des commémorations. Avec le temps, elles ne sont souvent plus que l'occasion d'un jour férié et on oublie que c'est un lit de drames qui en est à
l'origine.
Enfant, j'ai dévoré tout ce que la bibliothèque municipale abritait comme livres parlant de la première guerre mondiale. J'étais insatiable et à vrai dire, les raisons de cette frénésie de
lectures n'ont pas disparues avec les années. Il s'agissait de comprendre. Comprendre quelle folie peu parfois se saisir de l'âme des hommes pour en faire des monstres.
Il est facile de commémorer les victoires. A ce titre, les batailles de la Somme et de Verdun sont bien plus populaires que celle qui a plus que d'autres soulevée les plus fortes
interrogations en moi, la bataille du
Chemin des Dames.
Je suis donc partie musarder sur le Chemin des Dames avec mon Pentax. Quand on voit la topographie de ce plateau, on se demande qu'elle diablerie a pu commander au Général Nivelle de lancer
l'offensive de 1917. Il n'a malheureusement pas été le seul pietre stratège. La flore du plateau de Californie avait un siècle avant été généreusement irriguée du sang des
Marie-Louise, jeunes soldats napoléoniens, dans une guerre contre les prusses (bataille de Craonne 1814). La seconde guerre mondiale ajoutera aussi un certain nombre d'épisodes
sanglants.
L'offensive Nivelle représente un tournant dans cette guerre. Devant une telle folie, les hommes, dociles jusque là, ont cessés d'être des ressources militaires silencieuses et les
mutineries se sont succédées. Ils en avaient enfin assez de servir de chair à canon dans des batailles totalement stériles.
C'était beaucoup d'émotion d'être sur les lieux de cette monstrueuse bataille... Je suis pourtant à classer dans les esprits cartésiens, mais j'avoue que les lieux restent chargés, après près d'un
siècle, de l'empreinte de ces centaines de milliers de soldats tombés.
En route pour le Chemin des Dames.
Le plateau de Californie
Napoléon sur le Plateau de Craonne
Constellation de la douleur,
Le mot de l'artiste
"
L'hommage aux Tirailleurs sénégalais est une tribu de sentinelles placides et immuables. Elles sont si présentes qu'il semble qu'elles ont
toujours été là, qu'elles font partie du paysage, de son histoire."
"
Ils n'ont pas choisi leur sépulture" sur le plateau de
Californie
CImetière allemand de Montaigu.
J'en profite pour dire un grand merci aux fidèles lecteurs, ainsi qu'aux remois qui ont pris le temps de lire l'article sur Reims.
A bientôt les blogueurs.